La relation : l'ashram universel


"Il n'y a pas de meilleur ashram que la relation au conjoint" (Y. Amar, Grandir Ensemble).


Nous ne choisissons jamais par hasard l'homme ou la femme avec lequel nous vivons.

Parce qu'il ou elle est une lumière qui vient éclairer ce qui est vivant à l'intérieur de nous. Nous permettre un véritable voyage spirituel, nous guider vers l'Amour et la Joie.


Osho disait que le véritable amour n'est pas une tentative pour éviter la solitude mais qu'il transforme la sensation de l'isolement en une prise de conscience de la solitude. C'est à dire passer d'un état de demande, de dépendance, d'échange contraint, à un espace totalement libre, choisi. Et pour le découvrir, il est nécessaire d'accueillir tout ce qui résonne en nous, pour cultiver l'amour de Soi, cette part de chacun qui est Amour. En ce sens, l'autre devient un enseignement, un miroir qui illustre chaque étape à transformer ou à cultiver pour faire grandir la connexion, l'amour et la Joie.


Et cet ashram est riche, il défie le temps et l'espace car il s'inscrit à la fois dans la matière, le quotidien partagé dans le couple, autant que dans le subtil, dans nos cellules, notre histoire familiale qui vient se révéler à travers l'autre. Alors il n'y a pas de recette miracle. L'amour est un chemin, à bêcher, à pailler, à semer, à arroser, chaque jour et chaque instant. Ce jardinage revêt plusieurs instruments. Pour mieux vivre la relation, apporter la conscience et la connaissance de soi au sein du couple est une clé du bonheur, parmi d'autres...


Apprendre à affirmer ses besoins

Comme la terre que nous cultivons pour recevoir des fleurs et des fruits, nous sommes une graine qui a besoin d'équilibre, de nourriture. Nous avons besoin de sécurité, de nous sentir compris, de créer, d'amour, de jouer, de repos, de faire seul, de comprendre, d'écouter notre corps pour manger, dormir. Et ces besoins, s'ils ne sont pas pris en charge de façon autonome, exprimés clairement lorsqu'ils ont besoin d'un tiers, manifestés en conscience, et dans le respect du système et des besoins de l'autre, nous conduisent à agir en mendiant.e. Pour témoigner d'une expérience personnelle, combien de fois j'ai vu en moi la demande au lieu de l'offre, la dépendance qui vient chercher un moyen de remplir l'illusion que je manque de quelque chose, la sensation d'un vide intérieur. Cela signifiait pas que la graine était en prise avec les "mauvaises herbes" : il n'y a pas de mauvaise herbe, simplement un terrain qui nécessitait de faire grandir ses racines, et de constituer un environnement favorable à cet objectif. Lorsqu'un conflit s'ouvre, il est l'occasion de voir ce que chacun affirme de valeurs, d'identité, à reconnaître, de chercher un accord 100%gagnant au lieu d'un compromis ou consensus mou. Et apprendre à passer d'un marchandage à une négociation éclairée qui questionne à quels endroits les besoins individuels se rejoignent, en se souvenant clairement que dans l'amour, l'autre est plus important... C'est lui qui fait grandir l'arbre une fois les racines bien ancrées. La sexualité est un espace privilégié pour chercher le 100% gagnant, car dans le couple, elle rejoue toutes nos limitations inconscientes. L'approche tantrique nous montre que lorsque les racines ont été reposées de façon suffisamment solides, le feu intérieur présent en chacun de nous, notre ego, cogne bien souvent à la porte. Et nous pouvons choisir quelle place nous lui offrons.


Accueillir les peurs, transformer le mendiant

A chaque fois que nous nous sentons anxieux, en colère, résigné, contraint... nous manifestons des perturbations, souvent de l'enfance, non résolues et qui viennent poser l'autre en sauveur, bourreau ou victime dans notre relation Dans le couple nous pouvons choisir de traverser, d'accueillir, de transformer au profit de l'amour. Car nous nous souvenons que l'autre est plus important que notre ego, nos exigences, nos traits de caractère, nos conditionnements, nos émotions négatives. Définir le couple comme une priorité ne veut pas dire s'y sacrifier mais choisir d'y exprimer ce qu'il y a de meilleur en nous.


- nous placer en adulte dans la relation : observer chaque attitude d'empêchement au bonheur, émotions, pensées, attitudes, comportements par la présence, le questionnement, le dialogue : quand l'autre effectue ou dit quelque chose qui agace, qu'est ce qui se joue, qu'est-ce ce que nous manifestons, comment le faire nôtre au lieu d'accuser l'autre?


- choisir de changer positivement et prendre sa part de responsabilité. Lorsque ces empêchements se manifestent, avec de la distance dans la relation, de l'incompréhension, de la tristesse ou de la frustration, nous pouvons individuellement chercher notre part de responsabilité, avec du soutien professionnel si nécessaire. Primo car nous ne pouvons pas changer l'autre, mais changer uniquement nous même. Secundo parce que cette opposition, lorsqu'elle nous affecte, vient rappeler l'espace blessé de l'enfant en nous qui demande simplement à l'adulte présent en chacun de nous un travail autonome, indépendant de la relation, avec un tiers thérapeute si nécessaire, pour transformer ce qui ne nous convient pas. Idris Lahore disait que lorsque nous sommes en couple, dans notre lit, nous ne sommes pas deux, mais au minimum 6, c'est à dire que le monde de l'autre et le mien, ses parents et les miens, sont présents dans l'inconscient et se rejouent dans l'intimité, avec toutes les loyautés inconscientes de l'enfant, toutes les blessures du système familial et ancestral dont nous avons hérité dans nos cellules (nous avons aussi hérité du positif, et ça on oublie bien souvent d'exprimer notre gratitude ).


Préférer offrir que recevoir

Lorsque nous avons appris à conscientiser nos besoins, les exprimons sans dépendance ou conditionnement et nous plaçons en adulte dans la relation, nous pouvons offrir du temps, des cadeaux, des services, de l'attention, du toucher, des paroles valorisantes. En questionnant et en écoutant les langages de l'amour que l'autre connaît, aime nous pouvons lui apporter ce qu'il aime au lieu de nous faire plaisir à nous même en offrant ce que nous voudrions recevoir . Car en offrant, nait beaucoup de douceur à l'intérieur, c'est l'amour qui fait chaud dedans, la gratitude. Et pour apprendre à offrir plutôt que recevoir, il faut aimer les autres, les choses, en commençant par ceux avec lesquels c'est difficile. Pourquoi là où c'est difficile ? Parce que c'est là que nous pouvons cultiver de la compassion dans les limitations de l'autre, reconnaître et inclure ces parts en nous, apprendre à nous aimer telle que je sommes, à travers l'autre, comme un miroir qui fait grandir l'amour.



pour cultiver ces ingrédients et jardiner l'amour dans la relation, le cycle de stage co animé par Eric Dor, ostéopathe et formateur en massage tantrique, et Anne-Ghislaine Anquetil, constellatrice et coach systémique, démarre du 25 au 27 novembre à Montbrun Bocage. Nous vous proposons de faire grandir les graines de la connexion, de l'amour, pour arroser la relation jusque dans sa plus grande intimité.





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