Le travail : pour quoi ?



69% des français se déclarent désengagés au travail.

Et c'est une Bonne nouvelle ! Car elle signifie qu'aujourd'hui, le salaire passe après le sens et la qualité de vie au travail, et que la femme (et l'homme) affirme ses besoins de lien, d'amour, de créativité, d'humanité.


Les résultats de l’étude Gallup montrent que seulement 6% se déclarent engagés au travail, et que près de 70% ne veulent pas développer de fonctions managériales. Associés à d’autres études complémentaires (BVA notamment) ces enquêtes démontrent que l’engagement est aujourd’hui clairement corrélé à la notion de sens pour le salarié. Lorsqu’il se désengage, c’est parce qu’il cherche une autre manière de travailler.

  • L’entreprise a perdu du sens avec un fort désengagement : 89% restant travaillent pour gagner un salaire, sont moyennement motivés car ils ne trouvent pas tout le sens qu’ils voudraient dans l’entreprise. Ce constat est mondial.

  • L’économie s’est durcie, et elle accentue le stress, la baisse de qualité de vie au travail, qui aurait pu être une compensation

Ce constat, qui pourrait paraître sombre, est en fait une magnifique opportunité de changement. Une manière d’y contribuer et d’aller au cœur de l’interrogation sur la place du travail dans la vie de l’homme.


Semer des graines d’humanité

L’entreprise, le travail, peuvent être des moyens d’épanouissement mais jamais une finalité : La finalité c’est la rencontre, le partage, la nature, la création artistique. Cela a besoin d’être modifié. Vous est - il déjà arrivé de vous lever le matin en vous disant que votre vie était mécanique - confortable ou douloureuse d’ailleurs - ? Avez-vous déjà ressenti un découragement devant une masse de croissance, d’hyper performance, d’utilisation des ressources sans aucune respiration ? Si tel est le cas, c’est que votre structure professionnelle est parée à virer, à prendre un nouveau cap : l’humain !


Notre planète nous le demande

Les êtres humains qui ont faim, qui n’ont pas de logement, d’instruction ou une mauvaise santé crient ce besoin de changement en quittant leurs frontières pour chercher refuge ailleurs. Il existe bel et bien une solution : se changer !

C’est en changeant son monde intérieur que la vie va se transformer, jusque tout autour de soi. Aucune campagne politique ne le dira, et pourtant, l’amour, la joie et la sérénité sont dedans, dans cette part de nous si subtile, si essentielle, qui a dépassé les conditionnements extérieurs, est libre, touche une forme de quintessence. Nous sommes tous en capacité de créer ce monde différent, où notre place est en équilibre, et d’y contribuer. Nous pouvons nous mettre en mouvement pour ça, individuellement et surtout collectivement, vivre un lieu de vie qui respire, qui relie. Ce n'est pas facile, cela demande un profond engagement, comporte des périodes de découragement, et en même temps, une foi de nouveaux repères pris, je n'ai jamais vu personne faire demi tour :-) !


Sortir du cadre

L’entreprise peut repenser son modèle managérial et économique, pour que la finalité devienne l’humanité. Lorsqu’elle a déjà commencé, elle peut développer les synergies et l’intelligence de réseau pour que les expériences soient partagées, repensées. L’intelligence collective est un facteur de bien être pour l’humain, et une source de créativité infinie ! Des clés comme la conscience, l’observation des fonctionnements et des stratégies et leur mise en lien à nos actions peuvent nous guider, avec beaucoup d'écoute.


Comment y parvenir ?

Commencer par se changer, c'est-à-dire trouver sa juste place dans le monde, au service de quoi, dans quel but. Repenser son identité à partir d’éléments spirituels que sont les qualités divines en chacun de nous, en dehors de tout culte religieux : c'est une démarche riche, vertueuse et porteuse de Vie et d'espoir pour les générations futures. La réflexion ne part pas de l’ego ou du raisonnement mais de l’observation, du silence, de l’écoute de ce qui est présent. Evidemment, la dimension analytique et financière n’intervient que dans un second temps, sinon l’ego repointe le bout de son nez.


Et dans le monde du travail ?

On voit parfois des personnes sur un chemin spirituel décorélées de la société, du monde de l'entreprise. Pour autant, la société peut également changer de l'intérieur, dans le travail. Des pistes de questionnement sont possibles : Comment la potentialité des personnes en situation de handicap est-elle valorisée dans une organisation ? Comment l’équilibre entre féminin et masculin (tant du point de vue du sexe que du genre et des dimensions spirituelles associées) est il atteint, ou cultivé dans une entreprise ? Comment une TPE ou une PME sème des graines d’humanité en intégrant dans ses partenariats, sous traitants, collaborations les facteurs de multipotentialité ou de handicap ? Quelle est la valeur de l’investissement (en temps homme) accordée au regard des investissements matériels ? Quelle est la part de ressources réutilisables maintenues par une structure ? Quels sont les espaces libérés pour la qualité de vie au travail, à l’échange, à la créativité ? Et quelles définitions sont données à ces concepts ?

Et si l’argent, le travail, le matériel, n’étaient plus une finalité… Qu'est ce qui serait différent ? Quels deviendraient les buts de l'organisation ? des individus qui y contribuent ?


lorsque ces questions résonnent en nous, le moment est venu d'écouter les réponses, ou d'accueillir le vide, ou de démarrer un accompagnement.

Pour aller plus loin : aganquetil@gmail.com



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